Le court-métrage

 

 

Le court-métrage, pour qui ?

Complément naturel à toute formation théorique et pratique, la réalisation de court-métrage est « l’entrainement » privilégié du jeune cinéaste qui découvre et perfectionne ses talents. Cette étape n’a toutefois rien d’un principe, de nombreux cinéastes ne sont jamais passés par cette case, débutant parfois directement sans expérience préalable:

Je n’avais pas fait de court métrage ni fréquenté d’école de cinéma. Il y avait cette nécessité de faire quelque chose en quittant l’école et de montrer que je n’étais pas un bon à rien. Je ressentais aussi ce besoin de raconter, d’inventer, d’imaginer, tout en restant dans la vie, dans le monde, dans la société, Xavier Dolan

En lieu et place certains cinéastes pourront avoir une préférence pour un apprentissage par l’exemple (Luc Besson s’est fait la main en intégrant des tournages) et d’autres pour une préparation plus scolaire passant par l’exercice technique et l’expérimentation artistique. Il n’y a pas réellement de règle en la matière ni de leçon à donner.

Du Xenogesis de James Cameron (Terminator, Titanic, Avatar), premier court métrage de 12 minutes qui  donne au cinéaste son ticket d’entrée dans l’industrie, aux 90 courts métrages de Rian Johnson (Brick, Looper, Star Wars 8) l’objectif n’est finalement pas tant de prouver et se prouver que l’on est prêt (l’est-on jamais complètement?) que de concevoir et travailler sur des projets désirés afin d’exprimer son envie et sa sensibilité cinématographique.

Xenogesis de James Cameron

Le format court est loin d’être le parent pauvre du cinéma, de très nombreux festivals lui sont dédiés et certains  grands cinéastes y reviennent même parfois à titre de préférence créative (cf Lars Von Trier produisant sa série de courts métrages Études) ou encore à titre gratuit par esprit de challenge ou simple envie de raconter une histoire.

Snow Steam Iron tourné à l’iPhone sur un week-end par Zack Snyder réalisateur de blockbusters

 

Filmer, un enjeu avant tout personnel

Réaliser est un acte créateur fort qui ne devrait dépendre en dernier ressort que des limites de votre imagination. Un cinéaste suffisamment passionné et véloce doit déjà pouvoir travailler des deux côtés de la caméra car il est avant tout un metteur en scène capable de se prêter à son propre jeu et de dépasser n’importe quelle limitation circonstancielle.

L’acteur Heath Ledger improvisant un plan-séquence de suspense. Quelle imagination et liberté d’oser faire avant tout!